CONFÉRENCE DE PRESSE DU MPAP, VISION SUR LA SITUATION NATIONALE

Le Mouvement pour la culture de la Paix et l’Amour de la Patrie (MPAP) de Samuel KALKOUMDO à animé une conférence de presse en cette soirée du 30 novembre 2015 à L’ABMAQ à Ouagadougou ou à travers le président du bureau exécutif national il se sont prononcé sur la situation nationale du Burkina Faso.

Nous vous proposons de lire la déclaration liminaire:

Mesdames et Messieurs les journalistes,
Chers membres du MPAP,
Honorables invités,
Avec votre permission ; en la mémoire de valeureux et dignes fils du Burkina Faso, hommes, femmes et enfants, soldats ou civils, assassinés par les hommes sans foi ni lois je vous demande une minute de silence.
Que leurs âmes reposent en paix, que la terre de leurs ancêtres les accueille favorablement.
Mesdames et Messieurs les journalistes
Je voudrais au nom du Mouvement pour la culture de la Paix et l’Amour de la Patrie, vous témoigner toute notre gratitude, au regard de l’importance que vous avez accordé à cette cérémonie par votre présence remarquable et l’accompagnement constant.

Mesdames et Messieurs les journalistes,
Chers membres du MPAP,
Cette conférence de presse a pour thème « la vision du MPAP sur la situation nationale » et s’articulera sur les points suivants :
Bref aperçu du Mouvement
La situation nationale
Les perspectives
Bref aperçu du MPAP

Le MPAP est une association apolitique, nationale, ouverte à toute personne physique ou morale œuvrant dans la culture de la paix, la promotion de la tolérance, et suscitant l’amour pour sa patrie.

Elle a vu le jour le 29 octobre 2017 à Koudougou, reconnue à travers le récépissé de déclaration d’existence N° N00000291301 du 05 décembre 2017, publiée le 22 février 2018 au Journal Officiel du Faso.

Le MPAP n’a aucune visée politique et ne travaille pour aucun parti politique.

Le « Mouvement pour la Culture de la Paix et l’Amour de la Patrie » en abrégé (MPAP) a pour objectif principal de contribuer de manière significative à la culture et à la promotion de la paix et l’amour de la patrie dans les esprits des peuples.

En vue du renforcement de ses capacités, le MPAP a eu des audiences avec des personnalités coutumières, administratives et religieuses, dans le but de mutualiser les efforts pour la construction d’une nation forte, sécurisée, unie propice à un développement durable, profitable à la population actuelle et à la génération future. Ainsi, des audiences avec des personnalités coutumières, administratives, religieuses (HCRUN, Médiateur du Faso, Communautés musulmane, catholique et protestante, chefs coutumiers des treize régions, maires de commune, gouverneurs, …) ont eu lieu.

Cependant, il n’est pas rare d’entendre que le MPAP est subventionné, soutenu ou financé par le pouvoir, par l’opposition ou par une autre personnalité.
Toutefois, nous tenons à rassurer l’opinion publique, les membres et sympathisants du mouvement, que le MPAP fonctionne uniquement grâce aux différentes cotisations, aux sacrifices individuels et aux efforts de tous ses membres et sympathisants.
Aucun parti politique, aucun homme politique ne soutient le MPAP et n’est derrière cette association.
La force du mouvement réside de l’engagement de ses membres, leur conviction, la caution morale reçue des autorités coutumières et religieuses, le soutien des sympathisants, et l’accompagnement quasi gratuit de vous les médias.

La vision du MPAP sur la situation nationale

Depuis 2015, le pays des hommes intègres est ébranlé par une crise sans précédente. En effet, d’Ouest en Est et du Sud au Nord l’on assiste à des attaques terroristes meurtrières, à des conflits communautaires avec des pertes en vie humaine importante et à des actes de vendetta. Que l’on soit Burkinabé de l’intérieur ou de l’extérieur, chacun de nous observe impuissamment à la mort tragique de son frère, de sa sœur, de son ami, de son voisin ou de son parent. Cette situation ignoble et terrifiante pèse lourdement dans la conscience collective des Burkinabè. Cela fait présager que chaque citoyen burkinabé dans son sommeil, au travail, sur la route, à l’école, au marché, au maquis et même à domicile est une victime ambulante dont l’heure est imprécise.
Cependant on assiste à des déclarations de part et d’autres qui ne favorisent pas la cohésion sociale, un manque de sincérité dans la recherche de la paix et de la réconciliation. En effet, les représentants des partis politiques s’accusent mutuellement, les associations qui œuvrent dans le domaine de la paix n’arrivent pas à mettre les efforts en commun. Le MPAP a l’impression que la cohésion sociale, la réconciliation pour vaincre le terrorisme n’est pas une préoccupation réelle des acteurs qui animent la vie politique et sociale de notre pays. C’est vraiment triste et écœurant qu’on en soit toujours à ce niveau pendant que des gens meurent tous les jours, pendant que le nombre de déplacés internes ne fait qu’augmenter et dans plus de quatre régions. Pour le MPAP, l’heure n’est pas actuellement à une quelconque visée de conservation ou de conquête du pouvoir mais plutôt à l’union sacrée dans la lutte contre ce fléau et la sécurisation du pays.
C’est pourquoi, pour le MPAP il est impératif d’identifier les causes de ces crises sociales et d’envisager des suggestions surtout à laisser un temps soit peu nos intérêts égoïstes et individuels pour penser à la nation.
LES CAUSES
Le terrorisme est un phénomène mondial avec ses spécificités pour chaque pays. Il résulte, de même que les conflits inter communautaires, des frustrations, des sentiments de délaissement des autorités, de l’extrême pauvreté, de la cupidité et du radicalisme. Toutefois le MPAP pourrait relever quelques causes.
Les causes économiques : certains burkinabés poussés par le manque d’emploi et l’extrême pauvreté se laissent enrôler dans les groupes terroristes pour subvenir à leurs besoins ; il en est de même de certaines zones comme le sahel et l’est du pays qui ont été pendant des décennies abandonnées en infrastructures. Il n’était pas rare d’entendre que « si tu fais, je te fais affecter au sahel ou dans la Gnagna profonde »
Les causes religieuses : les groupes terroristes abusent de l’ignorance de certaines personnes pour les radicaliser et en faire d’eux des intégristes pour installer leur base ;
Les causes sécuritaires : en matière de sécurité toutes les localités du pays ne sont pas couvertes. Souvent dans les localités où la présence des forces de l’ordre n’est pas remarquée, la population de peur de voir leur village rasé (ou se faire tuer) évitent de dénoncer la présence de groupes terroristes dans leur communauté ;
Les causes foncières : dans certaines localités du pays la cohabitation entre autochtones et nouveaux venus n’est pas souvent reluisante. Les premiers occupants se réclament le droit d’ascendance et de suprématie sur la communauté jugée minoritaire (rente de vivres, de volaille, de bétail, retrait de terres…). Ces différentes exactions conduisent le plus souvent à des conflits communautaires occasionnant du même coup l’infiltration des groupes terroristes ;
Les causes politiques : les divergences entre le parti au pouvoir et l’opposition est souvent un facteur déterminant dans l’implantation du terrorisme. Le parti majoritaire accuse l’opposition d’être responsable du phénomène terroriste. Inversement cette dernière reproche la majorité d’être incapable de trouver des solutions pour endiguer le terrorisme. Ce débat servile et sans actions concrètes ne profite qu’à l’ennemi c’est-à-dire l’implantation du terrorisme dans notre pays.
En filigrane, nous dirons que les causes du terrorisme sont d’ordre économique, religieux, sécuritaire, foncier et politique. Si telle est la teneur de la vision du MPAP sur le terrorisme au Burkina, quelles sont alors les perspectives pouvant permettre de vaincre le phénomène ?

QUELQUES SUGGESTIONS
Au plan socio-économique

Il faudra développer des activités génératrices de revenus pour les femmes dans les treize (13) régions ;
Il faut impérativement créer des emplois ou favoriser la création d’emplois pour les jeunes ;
Il faut promouvoir l’accès au crédit pour les femmes et les jeunes ;
Il faut promouvoir une bonne gouvernance économique vertueuse : lutter contre la corruption, les détournements de biens publics, l’enrichissement illicite et appliquer les textes sur le délit d’apparence en toute objectivité ;
Il faut organiser une formation spécifique de renforcement des capacités du pouvoir coutumier pour une vulgarisation communautaire de la culture de la paix et une gouvernance effective de tensions sociales ;

Au plan politique
Il est temps de taire les divergences politiques et de viser un objectif commun qui est le vivre ensemble ;
Une formation des OSC et des partis politiques sur la prévention et la gestion des crises en période pré et post-électorale s’impose;
Il faut œuvrer de concert avec tous les pour une réconciliation véritable, et l’union entre les fils et filles du Burkina pour construire une nation forte, stable et radieuse.
Au plan sécuritaire

Il faut renforcer et étendre le système sécuritaire jusqu’au hameau de culture ;
Il faut doter conséquemment en moyens matériels, techniques et logistiques les FDS ;
Il faut impliquer toutes les communautés à l’auto-défense en collaboration avec les forces de défenses : renseignement, surveillance, patrouille …… ; le MPAP salue de passage la volonté du pouvoir en place de faire appel à toute la nation pour lutter contre ce phénomène nouveau pour notre pays ;
Il faut censurer les publications dans les réseaux sociaux incitant à la guerre, à des affrontements communautaires au chaos du pays. Les auteurs doivent être sanctionnés conformément à la loi en vigueur.

Au plan scolaire, la promotion de l’éducation civique et morale du primaire au supérieur pourrait être une solution à long terme selon le MPAP.

Mesdames et Messieurs les journalistes
Nous terminerons notre déclaration par un appel à la solidarité nationale, à l’union sacrée des fils et des filles de ce beau pays qu’est le Burkina Faso. Nous n’avons qu’un seul pays, et le développement de ce pays doit être le cheval de bataille de tous et de toutes. Or, nous savons qu’il n’y a pas de développement possible si la stabilité du pays est menacée. Alors mobilisons-nous derrière nos Forces de Défense et de Sécurité et nos autorités. Nous saluons d’ailleurs le professionnalisme de vous les journalistes qui, chaque fois, êtes au front avec nos FDS merci à vous.
Politiciens de tous bords, autorités, élèves et étudiants, musulmans, chrétiens et animistes tout citoyen du Burkina sans exception, pour l’amour de notre beau pays, cultivons la paix autour de nous, main dans la main, faisons place à l’amour, bâtissons un Faso sans feu et sans pleurs, unissons nos forces pour bâtir un Burkina stable et radieux.

Au nom du bureau exécutif national, je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année, prudence et modération. A la nation Burkinabè, je souhaite une année 2020 de paix totale, de santé pour la population, une cohésion sociale, des élections crédibles et transparentes, un peuple uni pour un intérêt commun : le Burkina Faso.
Dieu bénisse le Burkina Faso. www.mpap-bf.com

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